Pourquoi en sommes nous arrivés là ?

Publié le par fgw

Suite à la diffusion obligée d’un courrier électronique d’information aux frontaliers Haut-rhinois sur fond de malaise au sein du C.D.T.F., cette action inédite a manifestement dérouté un Président/Directeur qui a introduit l’Assemblée Générale 2009 de manière désastreuse.

Nous demandions ces derniers mois avec une insistance appuyée au Président-Directeur J.-L, Johaneck de diriger le C.D.T.F. avec plus de transparence et plus de considération envers ses adhérents. Au lieu de cela, dédaigneux et fort de son aura, il exclut de l’association ceux qui ouvrent un débat.

 

Plusieurs membres du Comité Directeur dont nous faisions parti étaient à ses côtés, plusieurs dizaines de fidèles bénévoles l’épaulaient sans compter et cet entourage s’est désormais réduit comme peau de chagrin. Pourquoi donc ? 

 

Les temps changent … Nous sommes nostalgiques d’une association à but non lucratif ou la défense des problèmes des frontaliers était un combat commun.

 

Pour situer notre action, tout juste un peu de l’histoire récente de l’association :

 

En 2002, les permanences de M. Johaneck (assisté de bénévoles, rappelons-le) du mardi et du vendredi soir devenant une charge non reconnue, M. Johaneck a demandé à les remplacer par 2 jours de présence au bureau du CDTF. Compréhensif, le Comité Directeur a approuvé l’idée. M. Johaneck a donc conclu un accord avec son employeur suisse d’alors pour être détaché 2 jours par semaine ; à charge du CDTF de compenser le salaire pour cette mise à disposition ; il n’a jamais porté à la connaissance du Comité Directeur les termes de cet accord.

Les permanences du soir sont ainsi supprimées  et les bénévoles du Comité Directeur qui travaillent la journée n’ont plus guère l’occasion de rencontrer le Président pour échanger des idées ou discuter les problèmes. Par orgueil le président est amené à prendre les décisions seul. La tentation était devenue grande de se passer de l’écoute d’un Comité Directeur qu’il commençait à négliger. Son égocentrisme a fait le reste !

 

A l’été 2005, soudainement, M. Johaneck veut devenir Directeur salarié du CDTF !

 

Que devons-nous en penser ?

Une surcharge de travail à l’association selon lui ; selon nous, des difficultés professionnelles dans son emploi en Suisse.

Pour accéder à cette salutaire opportunité il s’employa dès lors à nous convaincre de le salarier à 100% par l’association pour mieux servir les frontaliers !

Les membres du Comité sont perplexes et alors que M. Johaneck souhaite que cette demande soit décidée en Comité  Directeur seul, M. Grosshans et les époux Muller, déjà inquiets du manque de communication qui règne au sein de l’association, exigent que cette demande soit portée devant l’A.G 2005. Devant la tiédeur des autres membres du C.D. M. Johaneck décide  définitivement de s’en remettre à la décision de l’A.G.

 

Un climat détestable s’installe et occasionne des tumultes :

Le Président se sépare de quatre personnes de l’équipe en place ; deux démissionnent à l’amiable, une troisième prétexte des motifs tiers pour s’en aller et M. Grosshans, plus virulent, est poussé à la porte parce qu’il refuse de démissionner. M. Johaneck ne le reconduira pas dans une nouvelle équipe.

Pour ceux qui s’en souviennent, il disait déjà clairement alors, que le capitaine ne pouvait pas diriger le bateau s’il n’avait pas la confiance de tous !   (Le bateau ! … Le capitaine ! … en 2005 !… pensait-il pouvoir devenir Amiral ?)

 

Dans le « Grand Dessein » que M. Johaneck se faisait sur ses nouvelles fonctions, l’achat à grands frais d’un minibus suréquipé aurait également dû être voté au sein du Comité Directeur. La Vice-présidente étant septique quand à l’utilité d’un tel véhicule de luxe, le Comité Directeur refusa qu’une telle décision soit prise et le Président allait la aussi soumettre cet achat à l’approbation des adhérents lors de l’Assemblée Générale de novembre 2005.

 

Aveuglés, par une avalanche de promesses, les frontaliers présents donnèrent leur accord.

 

Quatre années ont passé et quelle est désormais la situation ?

 

Le Président devenu Directeur ne consulte plus du tout les membres du Comité Directeur par ailleurs réduit à sept personnes dont deux salariées. Les réunions du C.D. deviennent une contrainte statutaire, se raréfient et sont à l’initiative des membres du Comité Directeur. Le Président-Directeur prend toutes les décisions seul sans plus d’informations aux élus de l’association ; il n’a plus besoin d’eux.

 

Mme Muller et son époux rejoints par M. Hausser, préoccupés par la tournure de la situation et la mise à l’écart dans leurs fonctions respectives de Vice-présidente, de membre du C.D. et de Trésorier, se questionnent et veulent poser des questions !

Une réunion extraordinaire du C.D. qui se voulait constructive et qui devait leur apporter des réponses voir des changements a accouché d’une souris. En cinq heures de temps, seule une infime partie des sujets, celle traitant des pratiques salariales, a pu être abordée et cela sans réponses satisfaisantes !

L’ultime réunion du C.D. avant l’Assemblée Générale 2009 a été une parodie et un festival d’arrogance de la part de son Président-Directeur qui n’a pas soumis l’ordre du jour de l’A.G. à l’approbation ; de même, aucun compte rendu de séance n’a été adressé aux intéressés.   

 

La Vice-présidente, le Trésorier et M. Muller ont proposé à M. Grosshans, ancien Vice-président de se joindre à eux pour une mission de sensibilisation des adhérents ; sa connaissance de la personnalité de M. Johaneck leur était utile.

 

Ensembles ils ont donnés une interview à une journaliste de l’ALSACE dans le but d’informer les frontaliers des difficultés à servir la cause frontalière aux côtés de M. Johaneck mais l’article a été interdit de publication. A la place, c’est le journaliste préféré de M. Johaneck, M. Adrien Dentz  qui a fait le portrait de ce dernier sur une page entière du journal !

 

Nous n’avons toujours pas les bonnes réponses et les frontaliers présents lors de la dernière Assemblée Générale ont accepté en masse l’innocente nouvelle équipe qui est censée diriger le C.D.T.F. du Haut-Rhin. Le Président-Directeur comme à son habitude n’a fait aucun appel à candidature et a présenté des personnes choisies et dévouées un temps probablement.

 

Nous avons sur de très nombreuses années côtoyé au sein du Comité Directeur de nombreuses personnes motivées et compétentes, mais un temps seulement, hélas. 

Nous souhaitons avec respect aux nouveaux membres du Comité de Direction de pouvoir servir la cause frontalière avec conviction.

 

Ce blog prend à présent le relais d’une série de questions posées au Président-Directeur du C.D.T.F, questions contenues dans un email largement diffusé aux travailleurs frontaliers.

Nous espérons que M. Johaneck utilisera son journal « Le Mot du Frontalier » pour nous donner les réponses sans équivoque aux questions relatées dans ce mail (disponible sur ce blog : « Le capitaine J.-L. Johaneck nous mènerait-il en bateau ? »).

 

Nous avons vécu le C.D.T.F. de l’intérieur et nous avons à cœur qu’il puisse continuer d’appartenir à ses adhérents. Nous nous efforcerons par ce blog de répondre ou de faire répondre à toutes vos interrogations sur votre association.

 

 

 

Ginette Muller, Vice-présidente du C.D.T.F.

Fabrice Hausser, Trésorier du C.D.T.F.

Gilbert Muller, membre du Comité Directeur du C.D.T.F.
Willy Grosshans, ancien Vice-président du C.D.T.F.

Publié dans Explications

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